gendarmerie

LES RECHERCHES DE PERSONNES

CHIENS
 Une disparition inquiétante, que c’est ce que c’est ?
Un retard, une absence de réponse au téléphone, une lettre motivant un départ ou pire, des intentions suicidaires… Ces situations de disparition d’un proche provoquent un stress important et il convient de réagir sans délai.
Quand une disparition devient-elle inquiétante ?
Tout signalement de disparition d’un mineur ou d’un majeur protégé (sous tutelle, curatelle…) est considéré comme inquiétant. Pour un adulte sans protection, la qualification se fera au cas par cas, «selon les circonstances».
C’est l’enquêteur qui déterminera ces circonstances en interrogeant famille et proches. Il tentera de déterminer pour quelle raison les personnes qui viennent signaler une disparition sont inquiètes : État de santé, âge ou tendances suicidaires, dispute familiale, menaces exercées sur la personne, … les enquêteurs prennent en compte chaque détail pour déclarer ou pas la disparition inquiétante. Il est en effet à noter que la disparition volontaire (dans le but de changer de vie par exemple) n’entraînerait pas de recherches spécifiques de la part des forces de l’ordre.
Que faire ?
Toute personne confrontée à une disparition inquiétante doit impérativement prendre contact le plus rapidement possible avec le 17, la brigade de gendarmerie compétente, ou le commissariat de police local.
Au préalable, des premières vérifications personnelles doivent être réalisées dans le cercle le plus large de la famille et des fréquentations afin d’éviter des recherches inutiles.
Mais ensuite, il ne faut pas hésiter à prévenir gendarmes ou policiers sans attendre le dernier moment, en général, lorsque la nuit tombe
Le bon signalement
Afin de faciliter les recherches, il est utile de ne rien cacher des circonstances qui ont précédé le départ (dispute, problèmes relationnels, angoisse vis à vis d’un état de santé, état dépressif, menaces récurrentes, problèmes familiaux ou de travail ou d’argent,…). Il convient également d’exposer toutes les démarches qui ont déjà été réalisées. Et puis, le mieux est de communiquer aux gendarmes :
- une photographie récente,
- une description précise de la tenue vestimentaire au moment de la disparition,
- tout signe particulier,
- la possession ou non d’un téléphone portable,
- les moyens de locomotion utilisés,
- les habitudes et fréquentations,
- les personnes susceptibles de savoir ou la personne se trouve,
- la dernière personne à avoir vu la personne disparue et à quel endroit elle a été vue,
- …
En cas de renfort d’un chien piste, il est fortement conseillé de préserver les derniers vêtements utilisés par le disparu ou son oreiller et de ne surtout pas y toucher.
 chien
Les recherches
Le plus souvent, heureusement, on s’inquiète pour rien et la “disparition” ne dure que quelques minutes ou quelques heures. Mais il arrive parfois que l’issue soit fatale et plus rarement, que l’on ne retrouve pas la personne
Pour les recherches, la Gendarmerie dispose de moyens particuliers qu’elle utilisera en tout ou partie :
- inscription au fichier des personnes disparues
- patrouilles dans le cadre du service normal
- patrouilles spécifiquement dédiées
- motos tout terrain et véhicules 4 roues motrices
- chien de piste
- hélicoptère pouvant être équipé de caméra, de dispositif infrarouge,..
- battue avec ou sans l’aide des pompiers et/ou de la population. comme le renfort de motos tout terrain pour circuler facilement en milieu rural ou forestier, ainsi que d’un hélicoptère de la section aérienne de la Gendarmerie.
chien helico
Les réseaux sociaux nous sont d’un grand secours. Ils ne sont cependant pas systématiquement sollicités, au risque de saturer les internautes et de perdre en efficacité. Et puis avant de publier un éventuel avis de recherche ou appel à témoin, trois conditions doivent être réunies
Les trois conditions pour lancer un avis de recherche sur notre page facebook
Il nous faut :
- être saisis par un service enquêteur,
- recueillir l’aval de la famille,
- l’autorisation du Parquet.
A titre d’exemple, la page Facebook du groupement de gendarmerie de la Seine-Maritime a publié un avis de recherche :
- le 17 novembre 2015 : 273 536 personnes touchées et 6 363 partages
- le 4 janvier 2016 : 255 452 personnes touchées et 4 698 partages
- le 18 janvier 2016 : 136 780 personnes touchées et 2507 partages.
Le 7 février 2016, en moins de 3 heures, ce sont pas moins de 55 963 personnes et 1 914 partages qui ont été constatés sur un avis de recherche qui a d’ailleurs permis de retrouver la jeune fille disparue, un internaute qui avait vu notre avis de recherche ayant reconnu la personne disparue et appelé la gendarmerie.
Quelques chiffres
En 2015, la gendarmerie de Seine-Maritime a été saisie pour :
- 197 disparitions inquiétantes de majeurs
- 38 disparitions inquiétantes de mineurs
- 151 fugues
- 510 personnes suicidaires
Dans les deux départements de Seine-Maritime et de l’Eure, les chiens de la gendarmerie ont effectué 203 pistages “administratifs” et 104 pistages “judiciaires”. C’est sans compter les missions réalisées par nos équipes cynophiles au profit de la police nationale.
MISE À JOUR CHIFFRES ANNÉES 2016
- 207 disparitions inquiétantes de majeurs
- 30 disparitions inquiétantes de mineurs
- 258 fugues
- 639 personnes suicidaires
Soit un total de 1236 interventions pour recherche de personnes.
Un cas particulier : les personnes atteintes de la maladie d’alzheimer ou de maladies dégénératives
Il n’est pas rare que ces personnes sortent en pleine nuit, parfois très légèrement vêtues, y compris par des températures peu clémentes. Elles peuvent également facilement se perdre, même à proximité de leur domicile. C’est certainement difficile pour les aidants, mais pour protéger ces personnes, il faut réfléchir aux précautions à prendre pour que les sorties nocturnes ne soient pas aisées.
Il existe également des dispositifs qui permettent de géolocaliser un proche souffrant de cette maladie. C’est le plus sûr moyen de le retrouver avant qu’il ne lui arrive quelques chose de grave.
Le dispositif « alerte enlèvement »
alerte enlèvement

Pour déclencher le dispositif « alerte enlèvement, il faut réunir 4 critères :

- Il doit s’agir d’un enlèvement avéré et non d’une disparition, même inquiétante,

- la victime doit être est mineure,

- la vie ou l’intégrité physique de l’enfant est en danger,

- le procureur dispose d’informations dont la diffusion peut permettre la localisation de l’enfant et/ou de son ravisseur.

Même si les 4 critères sont réunis, le procureur de la République peut décider de ne pas déclencher une Alerte Enlèvement s’il estime que sa diffusion peut mettre en danger la vie de l’enfant.

Chaque fois que cela est possible, l’accord des parents doit être sollicité préalablement au déclenchement du plan Alerte Enlèvement.

A propos de gendarmerie de Seine-Maritime

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